Pour François Chérèque, « après une telle démonstration de force, le gouvernement et le parlement doivent enfin bouger ». Contrairement à la communication gouvernementale « si les jeunes étaient plus nombreux que le mois dernier dans les cortèges, cela ne suffit pas à expliquer l'augmentation du nombre de manifestants », précise le secrétaire général de la CFDT.
Désormais le gouvernement n’a plus le choix , « il doit répondre à ces mobilisations croissantes et faire enfin le choix du dialogue ». En effet, insiste François Chérèque, cette reforme n’est ni juste ni efficace : « elle n'est pas financée au-delà de 2018 » ce qui fait « qu'inévitablement les années 2013, 2014, 2015 seront des années de débat pour une autre réforme des retraites ».Et de mettre en garde : « si le gouvernement décide de rester totalement bloqué sur ses positions, il prend le risque de pousser à la radicalisation du mouvement ».